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Patrimoine


Eglise

C'est en 1897 qu'a été construit le presbytère et la nouvelle Eglise de Steinbourg, l'ancienne étant devenue trop petite pour une population en forte augmentation.
L'Eglise actuelle couvre l'implantation de l'ancienne église et de l'ancien cimetière désaffecté qui l'entourait. 
Elle comprend une nef à large couloir central, un choeur à pans coupés et une tour porche avec flèche (clocher).
Le bas-relief encastré dans le mur extérieur du choeur, sous le vitrail central, représente les symboles des apôtres Pierre et Paul, saints patrons de la paroisse de Steinbourg.
Ce bas-relief est un des rares vestiges qui nous reste de l'ancienne Eglise.
L'achèvement des travaux de construction de l'Eglise actuelle fut marqué par une histoire mouvementée des cloches.
D'abord avec l'inauguration des premières cloches qui mirent à l'honneur plusieurs personnes promues parrains et marraines pour cet évènement.
Puis c'est en 1917 que furent démontées les 3 plus grandes cloches par les Allemands à des fins militaires.
Les nouvelles cloches qui les remplacèrent furent bénies en 1924.
Pour le centenaire de l'Eglise, d'importants travaux ont été réalisés par la commune : peinture intérieure, rénovation complète, et ravalement extérieur du batiment, et par la paroisse avec un nouveau beffroi et la mise en place de 6 nouvelles cloches.






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Mairie (ancien Château)

Le village appartenait sans doute à l'abbaye d'Andlau dès la fin du IXème siècle (héritage supposé du comte Erchanger, père de Ste Richarde, fondatrice de l'abbaye). Au XIIème siécle, le Château était une petite forteresse féodale entourée de fossés et de hautes courtines. Il est mentionné pour la première fois en 1408, puis à nouveau en 1412, date de vente à l'évêque de Strasbourg.
Il était habité jusqu'en 1587 par les Münch de Wilsperg, inféodés du village et du château par les Stahel de Westhoffen, les Münch étaient une famille de petite noblesse qui assurait la garde du château et du passage du col de Saverne (le dernier de cette famille mort sans héritier, fut enterré chez lui, à Steinbourg).
En 1636 le château est détruit par les Suédois pendant la guerre de 30 ans puis reconstruit pour devenir propriété privé. En 1681 J.G.Mayerhoffen en fut investi par l'Evêché, famille qui le garda en sa possession jusqu'en 1860.
D'héritage en héritage, il fut ensuite vendu en 1938 pour devenir en 1955 la propriété de la commune.
L'édifice avec les terrains environnants appartient aujourd'hui à la commune de Steinbourg et abrite les services administratifs ainsi que la bibliothèque minicipale.




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Autre témoin du passé : l'autel portatif

Notre paroisse détient un autel portatif datant du XVème siècle. Cette pièce semble être la seule en Alsace.
L'autel portatif permettait de célébrer l'Eucharistie dans les églises non consacrées ou à des groupes en mouvement (militaires, gens en voyage... ). Ce mobilier religieux contenait une relique sacrée sous la pierre ou dans le cadre.
L'autel portatif de Steinbourg est constitué d'une pierre en schiste entourée de planchettes en érable.
Les coins du cadre représentent les évangiles (l'ange de Saint Matthieu, le lion de Saint Marc, le boeuf de Saint Luc et l'aigle de Saint Jean).
Le bord supérieur représente le trône de Dieu et le bas la scène de l'archange en lutte avec le démon, expressions conjuguées de la puissance et de la justice de Dieu.
Les images latérales sont les portraits des trois Saints décapités : Saint Félix, Sainte Régule, Saint Exupérance et Sainte Vérène, tous originaires de la région de Zurich et Soleure, ce qui pourrait supposer que l'autel ait été apporté par des émigrants suisses.


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S'Kinderbrennele

Dans la forêt "Vogelgesang", anciennement "Hochwald" (et dans la mémoire des steinbourgeois, "Jungwald"), les promeneurs qui aujourd'hui doivent faire un large détour pour contourner la ligne de TGV nouvellement construite, passent devant une fontaine insolite dont l'origine est bien mystérieuse.
Dans la mémoire collective des steinbourgeois on évoque cette construction en ces termes : "Kinderbrennele", la fontaine à enfants.
L'appellation tire son origine d'un usage datant du Moyen Âge.
L'Alsace ne manque pas de pratiques superstitieuses. De nombreuses roches aux formes bizarres peuplent nos forêts alentour, à vocation de rites de procréation comme à Bonne-Fontaine, ou pour obtenir ou rendre grâce de l'obtention d'une grossesse (grotte Saint-Vit, coutume encore attestée au XIXème siècle) et la croyance en des eaux censées augmenter la fécondité des hommes et des femmes est largement répandue.
Le Kinderbrennele de Steinbourg se situe dans cette mouvance, les femmes ambitionnant d'être enceintes venaient y jeter un sucre en gage d'invocation, avec une particularité néanmoins : les pierres le composant ont une histoire différente, celles du bas sont romaines alors que celle du dessus, une grosse ronde en forme de meule servant de couvercle, provient du Moyen-Âge. Une origine gallo-romaine nous étonne moins depuis qu'en 2008 a été mis à jour une villa romaine à quelques mètres de là, dont les pierres ont pu servir à étayer la source qui jaillit à cet endroit de la forêt. On peut même s'interroger vu la proximité de la route très ancienne menant à Neuwiller en passant par la forêt, si cette source n'a pas servie à fixer l'habitat au 1er siècle de notre ère.
Au Moyen-Âge, les nombreux puits à enfants se verront attribuer une seconde finalité. Ils servent à expliquer la naissance et la reproduction à une époque où la sexualité est taboue et invisible. Dans certaines régions les enfants naissent dans les choux, en Alsace ils sont trouvés au pied d'un puits à enfants, d'une cascade ou d'un étang avant d'être apportées par les cigognes, une pratique badoise reprise après l'annexion à l'Allemagne en 1871. L'existence des puits est fondée sur cette croyance primitive que toute vie tire son origine de l'eau de source. Les âmes des enfants séjourneraient au fond de ces puits ou coule une source, en attendant de pouvoir s'incarner. Chaque village avait le sien, certains même des puits à garçons et des puits à filles. L'origine du sucre jeté dans le Kinderbrennele steinbourgeois est attestée dans d'autres villages, permettant aux parents de répondre à leurs chérubins qui les pressaient d'expliquer comment on faisait un petit frère ou une petite soeur.

                                                                            Claude Minni












Château 1772


Mairie 1913


L'autel portatif du XVème siècle




s'Kinderbrennele

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